LES CHEFS D’ÉTABLISSEMENT DES COLLÈGES ET LYCÉE FRANÇOIS ARAGO DE PERPIGNAN
Collège
M. JAUBERT (abbé) 1808

Ancien professeur dans plusieurs Universités ; ancien chanoine ; membre de la Société Académique des Sciences, Lettres et Arts de Paris ; de l’Athénée des Arts de la même ville, et de quelques autres Sociétés Savantes. Entré dans l’Instruction, en 1775 à Toulouse (Doctrinaires) ; successivement professeur de grammaire, de seconde, de rhétorique, de philosophie, de mathématiques, de physique en 1794. Doyen de la Faculté des Arts de l’Université de Perpinyà. Voici donc notre Collège définitivement organisé. Antoine Jaubert a 52 ans. Il est souverain maître et pendant neuf ans encore jusqu’en 1817, il organisera sa maison en tyran respecté et obéi. Il choisit lui-même ses neuf professeurs et leur attribue le traitement fixé pour les fonctionnaires d’un lycée de 3º classe. Le principe du Principal était clair: payer le plus cher possible les professeurs des classes supérieures, et le moins possible ceux des classes dites inférieures.
M. VIALAR (abbé) 1817

Lors du décès du chanoine Jaubert, le hasard voulut que le Recteur de l’Académie, Blanquet de Chayla, soit présent sur les lieux. A cette occasion, il nomma à la tête du Collège, le chanoine François Vialar (22 octobre 1817) « homme précieux pour l’établissement, il joint aux plus vastes connaissances le plus grand zèle », Celui-ci remplira sa charge tout en conservant le titre et les fonctions de curé de Notre-Dame de la Réal. Charles Laborie, professeur de rhétorique secondera l’abbé Vialar en qualité de Sous-Principal, tout en continuant à exercer en tant qu’enseignant.
M. FAURE (abbé) 1821
L’abbé Faure, né le 25 avril 1768 à Toulouse, licencié en droit et aumônier, directeur du Collège de Castelnaudary, appelé à remplir les fonctions de Principal dans celui de Perpignan, fut installé dans son poste, le 19 septembre 1821.
M. GALLAY (abbé) 1827
Au mois d’octobre 1827, l’abbé Gallay, né le 15 janvier 1793 à Perpignan, professeur de philosophie au Collège de Perpignan -ex-secrétaire de Mgr. l’évêque de Carcassonne- succédait à l’abbé Faure. Dès sa prise de fonction, il se faisait remarquer en lacérant et brisant plusieurs gravures de nus (académies) et des plâtres appartenant à la Ville qui se trouvaient dans la salle de dessin. Ils provenaient de la succession d’Antoine Jaubert rachetée par la Ville (le 21 août 1818) et avaient été laissés au Collège sous la responsabilité du Principal.
M. PUIGGARY 1830
Le choix pour occuper le poste vacant par le renvoi de l’abbé Gallay se portait sur Pierre Puiggari, régent de rhétorique au Collège communal de Carcassonne depuis 1821 et réunissant toutes les conditions de capacité et de moralité. P. Puiggari n’était pas un inconnu, puisqu’il avait déjà enseigné à Perpignan pendant vingt ans, soit comme professeur de langues ou régent de littérature; auteur d’une grammaire espagnole largement répandue dans l’enseignement, et de plusieurs autres écrits estimés, il était membre correspondant de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres de Toulouse. Il entretenait des relations amicales et savantes avec Prosper Mérimée (à qui, dit-on, il aurait suggéré la nouvelle qui porte le titre de « La Vénus d’Ille »). Autant dire que cette désignation ralliait tous les suffrages
M. FERRUS (abbé) 1831
A partir du 15 octobre 1831, le Collège de Perpignan sera dirigé par l’abbé Ferrus, ancien professeur au Collège de Sainte Barbe, à Paris. Dès son entrée en fonction, ce nouveau Principal, âgé seulement de 28 ans (né en 1784 à Château-Queyras dans les Hautes-Alpes), s’occupa avec zèle et habileté de rétablir l’ordre et la discipline, bases des bonnes études.
M. MONAL 1835
Le Recteur d’Académie annonça au Maire de Perpignan que le nouveau Principal, Benjamin Monal, nommé le 17 septembre 1835, et installé le 20 octobre dans l’exercice de ses fonctions, était un homme non moins distingué par son excellent esprit et son caractère que par sa capacité et son instruction. Ancien élève de l’École Normale, ex-Principal du Collège de Villefranche, il occupait alors cette fonction au Collège de Lodève, et était âgé de 41 ans.
M. HURET 1838
Charles Huret, né à Versailles, reçut sa nomination officielle, le 21 mai 1838 au Collège de Perpignan, alors qu’il se trouvait à Figeac. Après une première série de rénovations concernant la terrasse et le plafond du dortoir des pensionnaires (travaux réalisés par Joseph Amadis, le 25 juin 1839), le Principal s’adressait au Maire (5 août 1839) en soulignant l’état de vétusté dans lequel se trouvait la chapelle du Collège.
M. LAURANCE 1848
Jean-Baptiste Laurance, né le 19 avril 1800 à Nantes, Officier de l’Université et Principal du Collège de Bourg (Ain) fut nommé Principal à Perpignan, le 19 septembre 1848. Il fut secondé dans sa tâche par Thomas Riccioti, Sous-Principal (né à Ajaccio le 27 octobre 1814). L’aumônier du Collège était Jacques Pagès, natif d’Olette(né le 25 mai 1808); ce dernier occupait en même temps le poste de régent de philosophie
M. CALISTI 1852
Le 25 septembre 1852, le journal des Pyrénées-Orientales annonçait que le sieur Calisti, originaire de Bastia (né le 21 septembre 1807), était nommé Principal au Collège de Perpignan. Ses états de services étaient les suivants: Chargé de l’enseignement de la langue grecque au Collège de Bastia (1″ novembre 1826); régent de 5º au même Collège (26 août 1828); délégué au Collège de Calvi pour les classes de 4ème et 5ème (27 janvier 1834); régent de 2º au Collège de Bastia (22 janvier 1835); chargé des fonctions de secrétaire de l’Académie de la Corse (9 août 1843); chargé de l’Administration du Collège de Saint-Girons (Ariège) (3 novembre 1843); Principal et régent de rhétorique au même Collège (9 août 1844); Principal du Collège de Montauban (17 septembre 1849); Principal du Collège d’Albi (13 août 1851); Principal du Collège de Perpignan (arrêté ministériel du 16 septembre 1852).
M. GRANIER DE CASSAGNAC (abbé) 1855

L’important renouveau du Collège fut l’œuvre d’un homme remarquable: l’abbé Granier de Cassagnac, qui lui, resta Principal 21 ans, de 1855 à 1876. Ferme, opiniâtre, d’un désintéressement absolu, ce Gascon, qui avait toute la confiance du Second Empire, sut admirablement et avec quelle finesse venir à bout des résistances du Conseil d’Administration, réorganiser le Collège et s’assurer l’affection des professeurs et des élèves.
M. LUTRAND 1876

Le 4 août 1876, le sieur Lutrand, professeur de mathématiques au Collège, officier d’Académie, officier de l’Instruction publique (décret du 29 décembre 1874) était choisi par le Ministre pour succéder à l’abbé de Cassagnac à la plus grande satisfaction de tous. Un père de famille s’exclamait: « Nous venons d’apprendre, avec une vive satisfaction, que le choix de M. le Ministre a été heureux, puisqu’il s’est arrêté sur Alphonse Lutrand, professeur de mathématiques de notre Collège, dont chacun connaît le savoir, l’honorabilité, la dignité et surtout la modestie, et qui, à tous ces divers titres, avait déjà par avance, conquis les suffrages et les sympathies de tout le département ». En effet, Lutrand avait été pendant vingt ans le plus précieux collaborateur de Granier de Cassagnac.
M. CALMETTE 1890

Martial Calmette assura la direction du Collège de Perpignan à partir du mois d’octobre 1890. Le « Journal Commercial et Maritime de Sète » apprécia en ces termes cette nomination: « Nous vous avons annoncé la nomination de Martial Calmette comme Principal au Collège de Perpignan, le plus important de cette province. Martial Calmette, en quittant Cette (Sète) emportera les regrets et l’estime la plus profonde du personnel enseignant du Collège qu’il a administré pendant près de dix ans de la manière la plus brillante. » Lorsque Martial Calmette, ancien professeur de rhétorique, prit en main les destinées de l’Établissement, le Ministre de l’Instruction publique venait de décider que la tunique des élèves des Lycées serait remplacée, à dater de la rentrée scolaire, par un veston ou par une redingote dans le genre de celle que portent les officiers de marine. Le nouveau Principal informa aussitôt les familles que le nouvel uniforme serait adopté au Collège de Perpignan.
M. FRAITOT (mort en exercice) 1903

Dès la rentrée des vacances de Pâques, Emile Fraitot, secondé par Lasgouttes, Sous-Principal, s’occupa de fonder au Collège une Société de tir. Son entrain juvénile dans ce premier essai fut récompensé, et bientôt 200 élèves environ étaient inscrits comme pupilles à la Société, tandis que tous les professeurs et quelques pères de famille avaient le titre de membres honoraires. La Société de tir fut alors constituée, comprenant deux sortes d’adhérents : les pupilles et les membres honoraires. Seuls, les élèves du Collège étaient admis comme pupilles; leur cotisation était fixée à ..[/learn_more]
M. BONTRON 1906

Le 10 mars 1906, Benoît Bontron, Principal du Collège de Pamiers, était muté à Perpignan pour y exercer la même fonction. Dans le bulletin des « Annales de l’A », il se livrait, en 1907, à « Quelques réflexions de fin d’année » (année scolaire 1906-1907): « Chaque année, nous avons à relever un nombre plus ou moins grand de victimes. D’où vient le mal? Tous les professeurs vous diront, avec raison, que les classes sont en général mal composées, qu’elles manquent d’homogénéité, en d’autres termes, qu’il y a trop d’élèves incapables de suivre. De là, ces poids morts qui nous encombrent inutilement et nuisent certainement à la bonne marche des études… Avant de mettre un enfant au Collège, il serait bon de consulter ses aptitudes, d’avoir sinon un but bien déterminé (c’est quelquefois difficile), mais, du moins, de vouloir quelque chose. Que pensez-vous de ces parents qui nous présentent leur jeune fils en disant: « Oh! ça nous est égal qu’il fasse du grec, du latin, voire même de l’allemand, de l’anglais ou de l’espagnol, mettez-le où vous voudrez. »
M. CALLOT 1912
Le 1 octobre 1912, le sieur Callot, Principal au Collège de Castres, prenait la direction du Collège de Perpignan. Cette rentrée sera marquée par une rupture de la tradition concernant la cloche du Collège.
M. LANQUINE 1914

Au début du mois de juillet 1914, on apprenait avec le plus vif plaisir la nomination au Collège de Perpignan de notre compatriote Alexis Jean Clément Lanquine, né le 25 octobre 1875 à Saint Pau de Fenouillet, et dont le père avait été élu conseiller général dans ce même canton (19 août 1888) et percepteur à La Tor (Triniac).
M. HUARD 1917
En poste à Epernay, Léon Huard prit la direction du Collège de Perpignan à la rentrée 1917. Il avait [‘honneur d’accueillir successivement le recteur d’Académie, Benoit, en tournée dans notre ville (7 novembre), puis Belot, Inspecteur général de l’enseignement qui visita diverses classes de l’Établissement (13 et 14 novembre), Le 22 décembre 1917, le Principal dressait le bilan de la situation morale du Collège: « Le Principal est heureux de dire que la situation disciplinaire paraît bonne dans son ensemble… Par contre, il a eu le regret de constater chez les élèves une tendance par trop générale à mentir. Le mensonge est chez eux, sinon érigé en système, du moins pratiqué d’une manière quasi habituelle et sous des formes diverses: négation même de l’évidence à propos d’une faute commise, établissement de fausses justifications d’absence, fraude dans les compositions. Il est de toute nécessité de relever à cet égard le niveau moral de nos élèves…Le Collège n’a pas pour fonction exclusive de façonner des bacheliers, il doit aussi former des hommes, en modelant sur le bien le caractère des jeunes gens. Or, la réalisation de ce rôle éducateur du Collège est à cette heure d’une opportunité d’autant plus exacte qu’après les ravages de la guerre, la France a plus que jamais besoin d’hommes vraiment dignes de ce nom, c’est-à-dire d’hommes dont le caractère soit non seulement trempé dans l’énergie et la volonté, mais aussi marqué fortement au coin de deux qualités d’ailleurs bien françaises: la loyauté et la fraternité.
M. JOAL 1925
Le 18 septembre 1925, Antoine Joal, Principal du Collège de Saumur (Maine-et-Loire), arrivait à Perpignan, pour remplacer Léon Huard. En vue de la rentrée scolaire, il rappelait aux familles que les élèves étaient admis depuis l’âge de trois ans ; les petites filles étaient acceptées en classe enfantine et en première année primaire, c’est-à-dire jusqu’à l’âge de huit ans environ. Le 20 décembre 1925, à 10 heures, eut lieu l’inauguration du Monument aux Morts du Collège de Perpignan. Sans grand apparat, la cérémonie fut impressionnante.
M. REY 1937
A la mi-décembre 1937, le Conseil d’Administration de « l’A. du Collège » se réunissait sous la présidence du Dr. Pujol et souhaitait la bienvenue à Albert Rey, récemment nommé Principal. D’autre part, un prêt d’honneur de 1 000 francs était accordé à un élève méritant sorti cette année du Collège, afin de lui permettre de continuer ses études supérieures. Le Conseil rendait ensuite un hommage à Marrot, professeur d’éducation physique pour le dévouement qu’il apportait à la bonne marche de la société sportive de l’Établissement et attribuait à ladite Société une subvention de 600 F pour lui permettre d’effectuer quelques déplacements.
Lycée
M. REY 1945
LES TRAVAUX DU LYCÉE STAGNENT.
En ce qui concerne les travaux du nouveau Lycée, rappelons que la première pierre fut posée en 1936 et, à cette époque heureuse, la construction allait bon train. C’est ainsi qu’en 1939, au début de la guerre, le gros œuvre était terminé. Ne restaient guère que les aménagements intérieurs, ce qui, malgré tout représentait un travail considérable: carrelage, menuiserie, peinture, installations électriques, chauffage central, eau, serrurerie, quincaillerie et ameublement. La guerre évidemment interrompit ces travaux. Heureusement, le climat catalan épargna tout ce qui avait déjà été fait et qu’on avait dû abandonner. Inutile de dire que, durant l’occupation, rien ne fut entrepris, d’autant plus que les Allemands n’auraient pas hésité à réquisitionner.
A la Libération (août 1944 à Perpignan, le premier souci de la Municipalité fut de remettre les travaux en train, sous l’égide d’un nouvel architecte parisien R. Séassa, représenté à Perpignan, par le sieur Joffre; en effet, Gabriel Héraud, architecte du gouvernement en charge du projet, était décédé, en 1943.
M. VILLAIN 1948
La rentrée des classes 1948 se fit sans heurts pour les quelque 1600 enfants qui emplissaient, le l octobre de leurs cohortes bruyantes, cours, classes et préaux: » comme toujours, elle a été un peu plus pittoresque au Lycée Arago (vieux bahut), qui se fait un peu plus vieux chaque année. Mais il n’y peut rien ! Il présente une particularité assez amusante: on entre par la fenêtre dans certaines classes de septième qui ont été improvisées dans des locaux dépendant de l’ancien Hôpital militaire. On entre comme on peut c’est probablement le seul Lycée de France dans ce cas. Il est vrai que je connais un hôtel de Cancale (lle-et-Vilaine) où on entrait par le toit. » 189 Quant au futur bahut, les Perpignanais voyaient une vaste bâtisse, style « maison des courants d’air », dresser sa masse imposante et perforée, à l’angle de la Basse et du Ganganell. Malgré les aléas dus à la guerre, le nouveau Lycée continuait son petit bonhomme de « pénible » chemin. Les travaux avançaient de façon continue, mais fort lente, avec 15 ou 20 ouvriers là où il en aurait fallu dix fois plus !
M. VIELLEDENT 1951

Une réforme importante allait être effectuée dans notre Ville en ce qui concerne l’enseignement secondaire de garçons. Le Collège Moderne et le Lycée fusionneront, à partir d’octobre 1951, pour former un Lycée unique qui gardera le nom de Lycée Arago. Le nouveau Lycée abritera les élèves qui suivaient jusqu’ici les deux disciplines. La direction de cette expérience était confiée à Jean Vielledent, Principal du Collège Moderne, nommé par arrêté en date du 17 juin 1951 Proviseur du Lycée Arago. Ce fut le premier Proviseur à diriger le nouveau lycée dont les bâtiments sur les bords de la Basse furent inaugurés en 1953. C’est aussi le seul Proviseur à avoir son buste en marbre dans le parloir …
M. SEGALEN 1953

Lors de la rentrée 1953 (1 octobre), Auguste Segalen venant de Montluçon assura la direction du Lycée qui accueillait plus de 1900 garçons (classes primaires comprises) dans les nouveaux locaux et les anciens. Perpignan n’échappait pas à l’augmentation constatée dans toutes les villes de France de la population scolaire. C’étaient surtout les enfants de 10 à 12 ans qui étaient nombreux: ceux qui entraient en 6º après avoir satisfait aux épreuves de l’examen obligatoire. Ils seront 300 dans ces classes de début du cycle secondaire et répartis dans huit classes ayant chacune 36 à 38 élèves.
M. CONTE 1957
Maurice Conte, ancien Proviseur du Lycée d’Aurillac (Cantal) fut nommé à la tête du Lycée lors de la rentrée 1957. Voici sa vision des choses: « La rentrée d’octobre 1957 a ramené au Lycée Arago le joyeux et bruyant essaim de ses élèves, grossi comme il fallait s’y attendre d’un afflux de jeunes débutants dont l’importance croissante ne va pas sans inspirer certaines inquiétudes. Près de 430 élèves s’affairent dans la seule classe de Sixième qui compte maintenant 13 divisions…et qui en comptera sans doute 15 à la rentrée prochaine !…Affirmer que tous ces jeunes garçons ont bien leur place dans le Second Degré serait fort téméraire… Mais en attendant le résultat de l’essai, ils en occupent une et la tâche des maîtres s’alourdit un peu plus chaque année. Le Lycée Neuf, qui ne peut déjà plus satisfaire toutes les demandes d’accueil à l’internat, cessera bientôt d’offrir à la totalité de ses classes la possibilité de fonctionner dans des conditions normales. Nous serons sans doute contraints, dès octobre prochain, à vivre dans la gêne et dans les expédients..
M. VOUZELAUD 1964

Lors de la rentrée 1964-65, le Proviseur du Lycée Arago, Maurice Conte était appelé à un nouveau poste, celui de Proviseur du Lycée pilote de Toulouse-Bellevue. Il aura pour successeur Maurice Vouzelaud qui avait derrière lui une longue et brillante carrière pédagogique accomplie en majeure partie à l’étranger. Maurice Vouzelaud est originaire du centre de la France, étant né à Limoges, le 23 mars 1924. Il fit ses études à Paris, entra en 1946 à l’École Normale Supérieure jusqu’à l’agrégation qu’il obtint en 1950. Par la suite, il fut nommé professeur de Lettres Supérieures au Lycée de Limoges (classe de 1ère) de 1950 à 1954, puis partit à l’étranger en qualité de professeur à l’Université de Minas Gerais à Belo Horizonte (Brésil). Il devint ensuite le professeur et directeur du Centre d’Études Supérieures de français à Rio jusqu’en 1959. Sa dernière fonction avant sa nomination à Perpignan fut celle de directeur des Études françaises au Lycée de Galatasaray à Istanbul (Turquie).
Au cours de ces vingt années, une série de réformes générales du système éducatif va changer profondément l’organisation pédagogique et les conditions de la vie scolaire de l’Établissement. Ce fut celui qui résista le plus longtemps à Arago: 19 ans, le record! Aussi a-t-il déjà sa « Bibliothèque Maurice Vouzelaud » inaugurée en 2005.
Mme GILLES 1984

Le proviseur Madame GILLES qui ouvrit les CPGE scientifiques en 1989 et son censeur M. MARTIMORT craignaient que la concurrence des « grandes » prépas ne laisse à Arago que des miettes … Et bien, quelques années plus tard, grâce à des enseignants remarquables qui choisirent de rester à Perpignan pour y mener de front leur carrière (certes moins brillante que si ils étaient montés à Paris !) et leur vie de famille (bien plus équilibrée sous notre beau soleil…) les prépas d’Arago se sont fait un nom. Et quel nom… On ne compte plus les intégrations à Polytechnique, Normale Sup, Centrale Paris et Lyon, les Ponts, Les Mines et bien sur dans toutes les ENSI ..
M. GARCIA 1992
Né le 2 décembre 1936 à Alger, Jean-Pierre Garcia, après une enfance dans cette ville, et un passage à la Réunion, fit ses études secondaires à Paris au Lycée Lakanal. Après des études supérieures dans la Capitale, en Sorbonne, un passage à l’Institut Français de Londres, et son succès au CAPES d’anglais, J. P. Garcia fit son service militaire comme officier interprète dans la Marine Nationale. Son premier poste de professeur fut au Lycée de jeunes filles de Chartres. Il fut ensuite nommé au Lycée François Ier de Fontainebleau, au Lycée Technique de Vitry-sur-Seine, et enfin au Lycée Romain Rolland à Ivry. Sa carrière d’administrateur commença en 1971, par un poste de Censeur intérimaire au Lycée Stéphane Mallarmé à Paris, se poursuivit dans le Pas-de-Calais par une nomination comme Principal au Collège d’Etaples-sur-Mer, en septembre 1971; promu à la rentrée 1975, Proviseur du Lycée de Liévin où il resta quatre ans, ensuite Proviseur en 1977, au Lycée Sophie Berthelot de Calais pendant cinq ans; après une promotion au titre d’agrégé, M. Garcia était nommé en 1982, Proviseur au Lycée Hôtelier du Touquet. Le voici donc à Perpignan, en 1992, Proviseur au Lycée Arago, souhaitant terminer sa carrière sous le soleil roussillonnais. Son action au Lycée Arago consista principalement à conforter les prépas, réorganiser les dortoirs (chambres individuelles), promouvoir la musique (piano, nomination de Mlle Cornillon), construire un C.D.I. moderne.
Mme OLIVE 1997

C’est le 11 septembre 1997, que Anne-Marie Olive, historienne de formation, ex-Proviseur, pendant onze ans, du Lycée de Prades, découvrait le « bahut ». La voilà à la tête d’un prestigieux Lycée. « En terme de carrière, ce n’est pas une promotion dira-t-elle, en terme d’image oui. Parce qu’il y a cinq fois plus d’élèves et surtout des classes préparatoires aux grandes écoles. Arago, c’est une « institution » dans le département »
M. PIOLI 2000

Arrivé en 2000 à la place de Mme OLIVE, Serge PIOLI est resté six ans en poste. C’est sous son « ère » que l’Amicale des anciens d’Arago a repris du poil de la bête, en particulier en décidant, avec son aide, de baptiser chaque promotion de seconde du nom d’un parrain célèbre. Cela commença en 2003, et cela ne s’est plus jamais arrêté. Remises au goût du jour aussi, les « cérémonies de remise des diplômes du Bac » au Palais des Congrès puis au Palais des rois de Majorque en grande pompe. Et puis ce fut aussi le début des longs travaux de réhabilitation, avec pour commencer la construction des deux bâtiments pour fermer les cours 1 et 3.
M. MOREL 2006

Étienne Morel, nouveau chef d’établissement, vient de Prades où il dirigeait le Lycée Charles Renouvier. La nouvelle équipe est composée de deux Proviseurs adjoints: Catherine Bellus, du Collège Aliénor d’Aquitaine à Bordeaux et Patrick Fouchonnet du Lycée de Soissons; Claude Ciretti, nouvel intendant, qui vient du Lycée Kléber de Strasbourg, a remplacé Denis Thepenier qui avait pris sa retraite en avril, après un long congé; Claude Laborie, chef des travaux. En juin 2006, notre Lycée a connu encore de belles réussites aux concours les plus prestigieux: une admission à Normale Sup (Cachan) et une à Saint-Cyr… Les résultats aux Bac se maintiennent à leur très bon niveau: environ 84% de reçus, toutes séries confondues. Le Lycée Arago, c’est à la rentrée 2007, 1946 élèves.
M. SIRIEYS 2010

« Je suis très heureux d’avoir obtenu ma nomination dans ce lycée de grande renommée. Présent dans ses murs depuis la fin du mois d’août, je n’ai pas encore vraiment pris la mesure de tous les dossiers mais ces deux mois et demi de fonctionnement me font dire qu’il possède de vrais atouts. Les résultats aux examens sont excellents, ses formations post-bac de STS et de CPGE sont très demandées. Son implantation géographique en fait le lycée du centre ville par excellence. Au contact de l’amicale des anciens d’Arago, j’ai pris également conscience que ce lycée a marqué de son histoire les habitants des Pyrénées-Orientales et en premier lieu les Perpignanais. Sachez que je tâcherai de perpétuer cette image et cette tradition de mémoire. Pour cela, un de mes premiers projets sera de développer des outils de communication et notamment un site internet pour renforcer cette image d’excellence et faire connaître le lycée Arago dans toutes ses dimensions. Je sais pouvoir compter sur votre soutien au service du lycée Arago. »
M. COLLEU 2014

Proviseur du lycée François Arago de Perpignan depuis sept ans, Pascal Colleu va rejoindre la Chine. À la rentrée prochaine, il dirigera le lycée français international Charles-de-Gaulle de Pékin. Un nouveau défi qu’il attend avec impatience… Entretien. Que retenez-vous de votre mandat à Arago? Une belle expérience, de belles rencontres et un personnel compétent. On a pu développer de nombreux projets culturels. Je pense notamment à un atelier de théâtre qui a été mis en place cette année. C’est important pour les étudiants d’avoir la possibilité de s’exposer et de développer leur confiance en eux, notamment avec le grand oral du bac. Sur la totalité des 2 035 élèves du lycée, 20 ont pris part à cet atelier. Cela paraît peu, mais bon, « qui sauve un homme sauve le monde ».
Mme UMBRIA 2021

Cette année a vu nos élèves se distinguer dans de nombreux concours et compétitions, accompagnés par leurs professeurs. Qu’il s’agisse du Concours national de la Résistance et de la Déportation, des concours scientifiques, des rencontres sportives ou encore des défis numériques comme Hack’in Cube et les Nuits du code, les jeunes Arago ont brillé par leur talent, leur persévérance et leur créativité. Du sport à la littérature, de la musique aux sciences, chaque prix remporté illustre la diversité des talents qui s’expriment au sein du lycée. Ce bilan témoigne de la vitalité et du dynamisme qui animent notre communauté scolaire. Les projets, conférences, ateliers, associations et récompenses obtenues ne sont pas seulement des réussites ponctuelles : ils sont le reflet d’un engagement collectif au service de la réussite et de l’épanouissement de tous les élèves. Un grand merci à chacun – élèves, enseignants, personnels et partenaires – pour avoir contribué à faire de ces années une étape riche, exigeante et enthousiasmante dans la vie du lycée François Arago.
M. MARTIN 2026